À la Une

La cousine Joëlle ( Versailles et ses fantômes)

versailles coucher

 

— C’est fou ce qu’on peut faire par amour, dit-il, en s’arrêtant sur le perron de la maison.
Elle lui sourit. Avec sa cape aussi noire que les ténèbres de la nuit, ses cheveux légèrement gominés et sa peau si pâle, perdu au beau milieu des stèles mortuaires en plastique et bon marché, des citrouilles défigurées par des enfants sadiques ; il avait l’air si séduisant.
Hugo avait raison. Eva se souvenait de l’expression de son visage lorsqu’elle avait osé lui parler de l’invitation.
— Tessa nous a invité à une fête d’Halloween…
— Non merci ! avait-il répondu. Je ne vois pas pourquoi je me rendrais à une fête pour adolescents attardés. Puis, ce n’est pas comme si on ne côtoyait pas déjà assez les morts…
Il faisait allusion à leurs professions respectives. Lui, un ancien flic reconverti en détective privé ; elle, un médecin légiste. Tessa Winston, la collègue américaine d’Eva, s’était donnée pour mission d’importer en France l’une des traditions les plus populaires de son pays.
— Puisque je ne peux pas être aux Etats-Unis, alors je vais apporter les Etats-Unis aux français ! avait-elle solennellement déclaré.
Après des débuts difficiles, Tessa avait fait des efforts pour connaître  Lire la suite « La cousine Joëlle ( Versailles et ses fantômes) »

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Hugo Delatour à Versailles : fantômes et philosophie.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de mes futurs projets. Tout d’abord, à la fin du mois de septembre, je mettrais en ligne une nouvelle où plutôt, une histoire de fantômes. Vous y retrouverez les personnages clés des romans et il y sera question de Versailles. Fantômes ou fantasmes ? ce sera à vous de vous faire votre propre idée.

Mon plus grand projet sera la publication de JDM avant l’été 2019, le troisième volet des aventures d’Hugo Delatour. Ce numéro 3 est un tournant. Les personnages s’écrivent d’eux-mêmes. Je commence vraiment à me sentir à l’aise dans mes baskets d’écrivain.

Les histoires deviennent plus complexes, de nouveaux personnages apparaissent. Code, énigme, message caché… Quand le destin tragique d’une reine est lié au meurtre d’un historien, tout est possible et le mal devient affreusement banal. JDM est un hommage au XVIIIe siècle, à la philosophie des lumières.

Plus de révélations dans les mois qui suivent…

L’avis d’une blogueuse sur MISE EN ABÎME


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Ce qui se cache derrière les couvertures de Dans Macabre et de MISE EN ABÎME.

J’ai créé les couvertures du roman en utilisant deux photos que j’avais prises quelques années auparavant. La couverture de Danse Macabre est une photo d’un monument bien connu à Shrewsbury. Il se situe en face du marché couvert et est un hommage à Darwin. Je trouvais cette statue intrigante, gothique. On dirait des ailes de dragon ou une autre création de Frankenstein. Je voulais une couverture qui interroge, qui incite à penser plutôt qu’une couverture qui séduise ou raconte..

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La couverture de MISE EN ABÎME est une photo que j’ai prise il y a huit ans au Jardin de la Fontaine à Nîmes. Je n’ai aucune prétention en tant que photographe mais pour une fois, j’ai su saisir le « kairos » ou moment opportun. Ce dédale d’architecture est une sorte de mise en abyme, un labyrinthe ou certaines formes géométriques se répètent indéfiniment. Ce n’est pas tant cette image qui donne un sens au livre mais le livre qui explique l’image. Vous voulez comprendre ? Menez l’enquête et lisez MISE EN ABÎME .

Mise en abime cover 2018

 

 

 

La comtesse, la légiste et le détective

double inverse

Dans MEA, Certains personnages s’opposent, se répondent ou se complètent pour créer des lignes de force, une harmonie, des couleurs et des contrastes. Par exemple, Hugo et Eva sont complémentaires. Elle est la raison, il est l’intuition. Il est l’empathie, elle est la compassion. Leur attirance est extrêmement puissante. Ensemble, ils sont l’harmonie.

« Il avait posé sa tête tendrement sur la sienne. Front contre front, main dans la main, corps contre corps, portés par les battements de leurs cœurs, Eva et Hugo étaient en parfaite harmonie. »
Mise en abîme L A bailey ©2018
Hugo et la Contessa sont des opposés : Il est la lumière, elle est l’obscurité. Il est l’innocence, elle est la tentation. Leur relation est ambiguë et potentiellement destructrice.
La Contessa  :

« Vous et moi, nous parlons le même langage : celui de la chute et de la rédemption. »

Mise en abîme L A bailey ©2018

Eva Lindle et la Contessa se détestent. Les deux femmes sont belles, intelligentes et elles se battent pour le même homme. Je dois dire qu’écrire les dialogues entre ces deux-là était une expérience réjouissante.

« La Contessa rangea rapidement le masque de la compassion au placard. Elle souriait et quand la Contessa souriait, ça ne présageait rien de bon.

— Ouh, le petit chaton sait mordre… décocha-t-elle

— Mais le petit chaton vous emmerde ! répondit Eva du tac au tac.

La Contessa fut décontenancée par cette nouvelle agressivité.

— Vous devriez franchement investir dans de nouvelles lunettes et changer votre garde-robe par la même occasion, Contessa. Je n’ai jamais été un petit chaton, je suis un sacré tigre…

Les deux femmes se dévisagèrent un moment. Si l’amour donnait des ailes, il avait donné de belles griffes au docteur Lindle. Et sans dire un mot, la Contessa rebroussa chemin. »

 

Mise en abîme L A bailey ©2018

Mise en Abime (extrait) : Le songe d’Hugo Delatour

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Cette nuit-là, Hugo fit un rêve. Il vit un château dont le style d’architecture rappelait le dix-huitième siècle. C’était l’automne, les arbres du domaine étaient nus. L’atmosphère du lieu lui déplaisait fortement. Elle était oppressante. Un homme le regardait. Il était laid et menaçant et il portait un tricorne. Il lui dit quelque chose qu’il ne comprit pas. Hugo marchait à présent entre les vignes noires.
— Tu ne devrais pas être ici, lui dit une petite voix.
C’était une petite fille. Sur sa robe, on pouvait lire deux initiales « C.G. ». Elle devait avoir six ou sept ans. La petite fille avait les chevaux châtains et les yeux noirs. Elle portait une robe assez ancienne, presqu’en haillons et elle tenait dans ses bras une poupée sans tête. Hugo allait lui dire quelque chose quand il fut surpris par un envol de corbeaux. Elle répéta :
— Tu ne devrais pas être ici. Tu vas les mettre en colère.
Elle s’enfuit en courant. Il la poursuivit jusqu’à l’orée du bois mort. Les branches des arbres, décharnées et sinueuses, ressemblaient à des mains squelettiques. Il s’arrêta à bout de souffle car il avait perdu sa trace. Il sentit qu’on l’observait. Une femme se tenait devant lui. Elle finit par dévoiler son visage en ôtant sa capuche. Ses traits étaient fins, ses cheveux d’un blond vénitien. Elle murmura quelque chose. Il devina que c’était une incantation. Sa voix se fit plus forte et son visage se distordit, elle était entrée en transe. Tout à coup, il la regarda avec horreur. Il fut choqué. Ses cheveux étaient devenus blancs et son crâne décharné. Et ses yeux, oui ses yeux, où plutôt les orbites de son crâne, étaient deux gigantesques plaies dont s’écoulait le sang noir et épais de l’obscurité…